Un courriel gratuit se paie avec tes données plutôt qu'en argent, et cela coûte plus cher qu'on le pense.
D'où vient l'argent d'un service gratuit
Sans abonnement, l'argent vient le plus souvent de la publicité ciblée et du profilage, ce qui suppose d'analyser ce que tu reçois.
Tes achats, tes déplacements, tes abonnements et tes contacts servent alors à bâtir un profil publicitaire, et c'est ce profil qui se vend.
Les conséquences pour toi
- Un profil qui te suit. Ce que tu reçois par courriel influence ce qu'on te montre ailleurs sur le Web.
- Plus de dégâts en cas de fuite, puisque tes données sont centralisées et analysées.
- Tu n'es plus le client. Le client, c'est l'annonceur.
Payer le service, et rien d'autre
Un service peut aussi facturer son abonnement, sans plus : ni publicité, ni analyse commerciale de ton contenu, ni revente. C'est le modèle de MedLiam.
Les fonctions d'assistance (résumé, tri, détection d'arnaques) tournent sur nos serveurs, sur le courriel concerné, seulement pour rendre le service demandé et jamais pour te profiler.
Vérifier n'importe quel service
- Repère la phrase « nous ne vendons pas vos données », puis lis la politique pour voir si elle tient.
- Regarde le modèle d'affaires : sans publicité ni abonnement, demande-toi comment le service se finance.
- Vérifie où sont hébergés les serveurs et sous quelles lois (au Québec : la Loi 25).
Ton courriel est sans doute ton compte le plus sensible, puisqu'il sert à réinitialiser tous les autres. Mieux vaut savoir qui le lit.